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AGENDAS

  • Un extrait de ma rose des vents...

     

    Je l’oublie ; j’oublie ce texte trop important pour être embrassé et trop lourd pour ma boîte crânienne. Je ne voulus d’ailleurs plus écrire, tandis que cet effort me coûte, intellectuel, quand il me laisse en porte à faux. Ce texte, dit donc à la fois le poids lourd qui vous charge et le soulagement de qui a réussi à s’en débarrasser ; tout se passait pourtant comme si le rapport à l’écrit était de dépendance.

    En réalité, les phrases s’imposent comme un collier de perles se monterait tout seul -  simplement visées par une tête à part… L’étrangeté de ce qui est sorti de soi - la honte en prime, le rapport malgré tout à sa propre image, ou sa voix possible et tangible, la possibilité de perdre, la très grande fatigue et l’aspiration à trouver un vrai large où se réfugier dans une aventure, que serait la vie : ce qui rassure est à nouveau ce qui nous organise en révélant notre épaisseur.

    Vient le temps d’abréger. L’idée se présenta d’elle-même comme ailleurs une composition au fond du noir obscur ; grâce à tout ce qui pré-existe, par exemple à travers la rencontre de petits êtres dans ce que je nomme conductivité du fusain. Le travail aura consisté sur la feuille à constater que la terre est ronde… - l’image d’une pelote fonctionne également bien : en tout cas, on s’enroule autour de la sphère, en sachant que la route empruntée aurait pu être une autre.

    Et puis vient la nausée, ou le fort sentiment de l’absurde : il ne faudrait pas se rendre au bout du chemin ; je me rappelle alors la tangente sociale prise à quinze ans nécessairement. La rose des vents est à la fois symbole et la surface opaque d’une carte en retraçant le handicap. La mer est un delta ou la piscine dont on ne s’éloignera pas : après revient le large, mais bien plus infini.

    Les phrases de l’extrait proviennent toutes du livre tombal, elles indiquent une emprise ou la prise ou la reprise dont on peut toujours s’échapper - ou sur quoi finalement on viendra s’appuyer grâce au dessin qui s’en inspira, dont la plongée se fait dans un noir souvent plus parlant que toutes les autres phrases.

     

     

    Un extrait de ma rose des vents

                                                    

                                                           

  • Echographie du néant

      

     

    Echographie du néant